Qu’est-ce qu’un ordinateur ?

Quelques définitions généralistes de l’ordinateur avant d’entrer dans le détail et de réfléchir sur ce que donne à penser cette omniprésente machine dont on peut penser qu’elle pourrait penser à notre place.

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Tout d’abord, il me semble que l’on pourrait définir l’ordinateur par sa fonction principale et par sa composition.

L’ordinateur par sa fonction : calculer

Ainsi, pour ma part, je dirais que l’ordinateur est un appareil, permettant de réaliser, d’exécuter des opérations, à savoir des calculs, autrement dit un ordinateur est un calculateur. Je voudrais faire remarquer que le mot « raison », dont le sens désigne la capacité de raisonner, vient du latin « ratio » signifiant calcul. L’ordinateur, pourtant une machine, posséderait-elle elle aussi cette faculté faisant la particularité et la spécificité de l’humain ? D’ailleurs la représentation la plus simple que l’on peut avoir de l’ordinateur considéré comme un calculateur et la calculatrice ou la calculette, cette machine nous permettant d’effectuer des opérations bien plus rapidement que nous, avec des chiffres insaisissables par notre seul esprit. La machine nous assiste alors dans ce que nous ne parvenons pas à faire dans le domaine la pensée. Elle nous suppléait le relais au niveau de nos limites. Qui n’a pas pris sa calculatrice pour faire une opération devenue à difficile ou impossible à faire mentalement, ou pour vérifier un résultat, comme si nous avons pas totalement confiance envers ses propres possibilités. A méditer !

L’ordinateur par sa composition : ensemble d’éléments électriques et électroniques reliés.

Il est possible que la définition exige de nous davantage. Précédemment, nous avons pu définir l’ordinateur par sa fonction à partir de l’usage que nous en faisons. Désormais, la définition nous demande de dépasser l’usage et la fonction, pour entrer à l’intérieur de manière à savoir ce qui permet à l’ordinateur de pouvoir calculer mieux et plus rapidement que nous. Ce travail de définition implique que nous démontions littéralement ce qui s’y cache.

L’ordinateur est un tout dont les éléments sont reliés entre eux. Ces éléments sont des composants électriques et électroniques reliés entre eux et intégré à une carte mère. La carte mère est le nom donné à cette plaque sur lequel est imprimé un circuit de connexion électriques reliant les composants électroniques.

Que disent les spécialistes ?

Introduction de l’article « ordinateur » de l’Encyclopaedia Universalis

par Danièle DROMARD, maître de conférences à l’université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie, ingénieur de l’École polytechnique féminine, docteur-ingénieur et François PÊCHEUX, professeur à l’université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Dès que possible, l’homme créa des machines pour automatiser son travail. Si les premières machines ont été conçues pour réaliser une tâche précise (conversions de monnaie, fabrication de tissus, recensement de population,…), seuls les ordinateurs sont capables d’exécuter des travaux très différents. On peut considérer que les tentatives d’automatisation des calculs remontent à quelques siècles, mais les premiers véritables ordinateurs n’ont été construits qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Outils universels par excellence, les ordinateurs ont envahi la vie courante et sont employés dans la plupart des activités humaines : industrie, commerce, recherche, enseignement, médecine, loisirs… Leur exploitation dans des domaines si variés découle de la souplesse introduite par la programmation.

Les ordinateurs ont connu des mutations successives, les générations, mais l’étude de ces différentes générations montre une continuité entre les ordinateurs les plus modernes et leurs ancêtres, les calculateurs.

La généralisation de l’usage des ordinateurs a été possible grâce aux progrès technologiques réalisés à un rythme soutenu depuis les débuts de l’informatique. Ces progrès ont permis de concevoir des machines de taille de plus en plus réduite, à la fois puissantes et souples d’utilisation, pour un coût sans cesse décroissant.

Introduction de l’article ordinateur de Wikipédia

Un ordinateur est une machine électronique programmable qui fonctionne par la lecture séquentielle d’un ensemble d’instructions, organisées en programmes, qui lui font exécuter des opérations logiques et arithmétiques sur des chiffres binaires. Dès sa mise sous tension, un ordinateur exécute, l’une après l’autre, des instructions qui lui font lire, manipuler, puis réécrire un ensemble de données. Des tests et des sauts conditionnels permettent de changer d’instruction suivante, et donc d’agir différemment en fonction des données ou des nécessités du moment.

Les données à manipuler sont obtenues, soit par la lecture de mémoires, soit par la lecture de composants d’interface (périphériques) qui représentent des données physiques extérieures en valeurs binaires (déplacement d’une souris, touche appuyée sur un clavier, température, vitesse, compression…). Une fois utilisées, ou manipulées, les données sont réécrites, soit dans des mémoires, soit dans des composants qui peuvent transformer une valeur binaire en une action physique (écriture sur une imprimante ou sur un moniteur, accélération ou freinage d’un véhicule, changement de température d’un four…). L’ordinateur peut aussi répondre à des interruptions qui lui permettent d’exécuter des programmes de réponses spécifiques à chacune, puis de reprendre l’exécution séquentielle du programme interrompu.

De 1834 à 1837, Charles Babbage conçut une machine à calculer programmable en associant les inventions de Blaise Pascal et de Jacquard, commandant, avec des instructions écrites sur des cartes perforées, un des descendants de la première machine qui assista l’intelligence humaine : la Pascaline. C’est durant cette période qu’il imagina la plupart des caractéristiques de l’ordinateur moderne. Babbage passera le reste de sa vie à essayer de construire sa machine analytique, mais sans succès. Beaucoup de personnes s’y intéressèrent et essayèrent de développer cette machine, mais c’est cent ans plus tard, en 1937, qu’IBM inaugurera l’ère de l’informatique en commençant le développement de l’ASCC/Mark I, une machine basée sur l’architecture de Babbage qui, une fois réalisée, sera considérée comme l’achèvement de son rêve.

La technique actuelle des ordinateurs date du milieu du XXe siècle. Ils peuvent être classés selon plusieurs critères tel que le domaine d’application, la taille ou l’architecture.

 

Un apple 1 aux enchères, retour aux origines des ordinateurs de la célèbre marque à la pomme

Ventes aux enchères. Un ordinateur Apple 1 est mis en vente à Cologne en Allemagne. Datant de 1976 et encore en état de marche, l’invention des fondateurs d’Apple, Steve Wozniak et Steve Jobs, pourrait se vendre entre 180 000 et 300 000 euros.

Vidéo AFP 20 mai 2017

L’Apple 1, comme on peut s’en douter est la première création des deux Steve, Jobs et Wozniak. Il a été commercialisé dès avril 1976.

Ces deux bricoleurs passionnés ont réalisé ce micro-ordinateur en kit dans le garage de Jobs. Ils parviennent à en vendre  environ deux cents exemplaires. Leurs clients étaient principalement des associations de type « club-informatique » et des commerces d’électronique.

Ce succès leur donne l’idée et les moyens de persévérer et d’aller plus en avant. C’est alors que Steve Jobs se lance dans une campagne de communication pour obtenir les fonds nécessaires. Il parvient à convaincre un manager professionnel de présider son entreprise d’une douzaine d’employés, entreprise à laquelle sera associé le grand cabinet de relations publiques Regis McKenna.

Regis McKenna and the Steve Jobs « Santa »

C’est ainsi que le 1er avril 1976 à Cupertino en Californie, la société Apple Computer fut créée. Steve Jobs et Steve Wozniak auront pour co-fondateur un certain Ronald G. Wayne, que les Inrocks ont nommé le mystérieux troisième homme d’Apple ou Mac Génération, le troisième mousquetaire d’Apple. Il ne restera pas longtemps associé aux deux Steve.

Jobs avait travaillé comme programmeur pour Hewlett-Packard et pour Atari, la société pionnière et fondatrice de l’industrie des jeux vidéo. Par ailleurs il s’intéresse aux arts et aux spiritualités orientales. Steve Wozniak, quant à lui est plus profondément technicien, il était en effet électronicien chez HP. Ce qui est intéressant de remarquer, l’importance du partage de talents provenant d’horizons différents.

Les deux hommes ont baigné dans la culture, ou sans doute serait-il plus juste de dire la contre-culture, des clubs d’informatique. Dans ceux-ci, se réunissaient régulièrement de jeunes ingénieurs et des amateurs au sens noble du terme signifiant « ceux qui aiment », pour s’échanger des trucs et des astuces, des idées de programmes et de logiciels. Avec ces clubs informatiques, on est loin de l’informatique centralisé incarné par la société « International Business Machines Corporation », connu sous le nom d’IBM. Sans doute le plus connu de ces clubs fut Homebrew Computer Club, (1975 – 1986).

Cependant, il faut se garder de ne pas tomber dans le mythification. On aime ordinaire la légende des origines, par exemple celle qui voudrait que tout est né à partir de presque rien et de peu de moyens. Nous sommes à l’époque de la guerre froide et de la guerre au Vietnam et « la Silicon Valley, à cette époque de guerre froide et de guerre au Vietnam, est couverte de dollars par le ministère de la Défense et la grande industrie américaine, qui financent les universités, les laboratoires et les entrepreneurs, irriguant un milieu technologique extraordinairement compétent et inventif« , rappelle l’historien Pierre Mounier-Kuhn, dans son article sur « Apple » dans l’Encycloplaedia Universalis.

Hervé Moine, CyberPhilo

La Cybernétique l’un des plus remarquables progrès

Raymond Ruyer (1902-1987)

Raymond Ruyer (1902-1987)

« La cybernétique représente un des progrès les plus remarquables de la technique, de la science et de la philosophie contemporaines.

Les postulats mécanistes abandonnés, on ne se trouve pas en présence de la cybernétique, moins quelque chose.

On a au contraire la cybernétique, plus un procédé puissant pour explorer les problèmes de la vie et de la conscience… »

Raymond Ruyer, La Cybernétique,1954, p. 236